Entente de principe globale soumise au vote des assemblées générales du secteur public CSN

Source: CSN

DES GAINS QUI RÉPONDENT À NOS REVENDICATIONS

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La semaine dernière, après plus d’un an et demi de négociation, nous sommes parvenus à une entente de principe globale pour le renouvellement de nos conventions collectives. La lutte se poursuivant aux tables sectorielles des organismes gouvernementaux, nous parlons ici d’une entente globale pour les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux ainsi que de l’éducation de la CSN.

Alors qu’il y a quelques semaines à peine, nous nous butions toujours à un gouvernement qui refusait de donner les mandats nécessaires à ses porte-parole pour que ceux-ci puissent répondre positivement à nos revendications, notre mobilisation impressionnante des dernières semaines est venue changer la donne.

Mouvements de grève dans les cégeps et dans le secteur scolaire, envoi d’avis de grève dans le secteur de la santé et des services sociaux, blocage du Port de Montréal, convoi massif de voitures et vigile de plus de 24 heures devant l’Assemblée nationale; toutes ces actions ont démontré au gouvernement que, quand la CSN est unie et qu’elle agit pour gagner, il ne peut pas se défiler. Il doit négocier, pour vrai.

Le 23 juin, les comités de négociation des secteurs public et parapublic de la CSN se sont rencontrés pour évaluer les avancées importantes réalisées au cours des deux dernières semaines, tant sur le plan des conditions de travail et de pratique que sur celui des salaires et des autres éléments intersectoriels. Vos délégations au Comité de coordination des secteurs public et parapublic (CCSPP) ont jugé que ces avancées répondent aux objectifs que nous nous étions fixés, ensemble, au début de cette négociation, soit d’améliorer significativement les conditions de travail et de pratique et d’améliorer les salaires de toutes et tous, en portant une attention particulière à celles et ceux qui gagnent le moins.

Au cours des derniers jours, en respect du processus démocratique, ce sont les délégué-es de tous les syndicats du secteur public, vos représentantes et vos représentants élu-es localement, qui se sont prononcés sur les avancées. Ils ont à leur tour fait l’évaluation que nous avons entre les mains une entente de principe qui comporte des gains intéressants et que celle-ci doit être présentée à l’ensemble des membres du secteur public de la CSN.

Les assemblées, qui sont les lieux de débats où vous seront présentés tous les détails de l’entente de principe, se tiendront dans un délai qui sera fixé par les fédérations, en fonction des réalités des différents secteurs.

En attendant la tenue des assemblées générales, nous vous dévoilons les grandes lignes de l’entente de principe qui vous sera présentée pour adoption.

 

Lien vers le communiqué: secteurpublic.quebec

Les mêmes offres toujours insuffisantes pour relever les services publics

Source: csn.qc.ca

« Avec cette contre-proposition salariale qui n’en est pas une, il est clair que nous avons été convié-es à une nouvelle opération de communication du gouvernement Legault; un désolant exercice de relations publiques de la CAQ sur le dos des travailleuses et des travailleurs, alors que ceux-ci se mobilisent partout à travers le Québec pour défendre les services publics. » C’est le message que livre la Confédération des syndicats nationaux (CSN) au sortir de sa rencontre avec le Conseil du trésor ce matin, à Québec.

La CSN se dit extrêmement déçue par la proposition qui leur a été déposée; une proposition collée sur celle qui avait été rejetée en mai 2020 par l’organisation syndicale qui représente plus de 160 000 travailleuses et travailleurs des services publics. Les paramètres salariaux restent identiques à la dernière offre, soit 1,75 % en 2020, 1,75 % en 2021 et 1,5 % en 2022. Les montants forfaitaires à la première et à la deuxième année sont, quant à eux, légèrement bonifiés. « Des mesures éphémères, ce n’est pas ça qui va attirer et retenir le personnel. On est loin du coup de barre nécessaire », lance Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

Une autre nouveauté de ce dépôt quant aux paramètres salariaux est la mise en place, pour la durée de la convention collective, d’un mécanisme de protection du pouvoir d’achat qui permet d’ajouter au plus 1 %, si l’inflation dépasse 5 % sur la période de trois ans. « C’est quand même incroyable que le gouvernement veuille nous vendre ce mécanisme comme un gain significatif. On parle ici de garantir aux personnels des réseaux, celles et ceux qui prennent soin de nous au quotidien, qu’ils ne s’appauvriront pas en travaillant pour les Québécoises et les Québécois. Et même là, ce n’est pas une vraie garantie, puisque si l’inflation dépasse 6 % sur trois ans, ce sera l’appauvrissement. Et le gouvernement en ajoute une couche en liant le déclenchement de ce mécanisme à la croissance économique », ajoute Mme Senneville.

La CSN ayant obtenu, le 15 mars dernier, un mandat clair de planifier la grève des syndicats de tous les secteurs qu’elle représente, tant dans les réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux que dans les organismes gouvernementaux, elle affirme que la nouvelle tentative du gouvernement de régler au rabais les conventions collectives du secteur public accélérera les démarches déjà entamées en ce sens. « En refusant encore une fois de prendre les moyens nécessaires pour relever les réseaux, le gouvernement Legault met en péril les services à la population. Nous ne pouvons accepter ça. Et s’il faut que nous utilisions l’ultime moyen de pression pour améliorer nos conditions de travail et ainsi défendre les services auxquels les Québécoises et les Québécois ont droit, nous le ferons », conclut Caroline Senneville.