La FSSS-CSN adopte l’entente de principe bonifiée de la négociation du secteur public

Source: FSSS-CSN

Au sortir d’une tournée de consultation des assemblées générales de ses syndicats affiliés, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) adopte l’entente de principe intervenue le 8 mars dernier. Rappelons que cette entente de principe avait été recommandée par les délégué-es de la FSSS-CSN rassemblés en conseil fédéral les 10 et 11 mars 2016.

Dans les dernières semaines, les syndicats du secteur public de la FSSS-CSN, représentant 110 000 travailleuses et travailleurs, ont voté en faveur de l’adoption de l’entente de principe bonifiée intervenue avec le gouvernement Couillard en mars dernier. Alors que toutes les autres organisations syndicales de la santé et des services sociaux avaient réglé dès décembre 2015, la FSSS-CSN a réussi à poursuivre la négociation jusqu’à ce qu’elle obtienne une entente de principe bonifiée de 80 millions de dollars.

« Cette négociation n’aura certainement pas permis de régler tous les problèmes dans le réseau de la santé et des services sociaux. Par contre, notre détermination nous a permis de faire des gains supplémentaires dans la lutte que nous poursuivrons pour un meilleur partage de la richesse. Et cette lutte doit se poursuivre! », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Renseignements
Hubert Forcier, Conseiller à l’information, FSSS-CSN
514-209-3311

 

Un an après la réforme Barrette, où sont les accrocs?

Source: FSSS-CSN

Le 1er avril dernier, nous soulignions le triste anniversaire de l’application du projet de loi 10J’annonçais alors que j’allais démontrer les impacts négatifs de la réforme Barrette en donnant des exemples concrets. Cette semaine, concentrons-nous sur les centres jeunesse.

Les centres jeunesse font les frais de la réforme Barrette

Les normes du Ministère de la Santé et des Services sociaux en matière de services auprès des familles de jeunes prévoient qu’entre le moment d’un signalement et une première rencontre, il ne devrait s’écouler qu’un maximum de huit jours. La réalité est toute autre! Selon les données du ministère pour l’année 2014-2015, ces délais varient entre près de 15 jours à plus de 70 jours!  Donc dans le meilleur des cas, il faut attendre deux fois plus que ce qu’exige la norme ministérielle. Dans le pire des cas, il faut attendre jusqu’à neuf fois plus longtemps que la norme! Il s’agit d’une situation absolument inacceptable!

Nous avions prédit avec justesse l’état actuel des services dans le réseau de la santé et des services sociaux dès le dévoilement du projet de loi 10.

En effet, dès que le projet de loi 10 a été déposé par le ministre Barrette, nous avons indiqué nos craintes pour l’avenir des services sociaux. Nous disions alors que : « Les services sociaux, la prévention, les services à domicile, le soutien aux plus démunis… ces missions souffrent déjà grandement des choix budgétaires et ils risquent de faire les frais encore davantage de la concentration des budgets au sein de structures mammouths qui deviendront ingérables. Les citoyennes et les citoyens n’auront jamais été aussi éloignés des décisions qui relèveront d’une bureaucratie encore plus lourde. Et le pire dans tout ça, le pire, c’est que rien, absolument rien ne va à l’amélioration de l’accessibilité aux services, le véritable talon d’Achille du réseau. »

La semaine dernière, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) tenait une conférence de presse avec la Fédération des Professionèles (FP-CSN) pour alerter la population sur l’impact de la réforme Barrette sur les services dans les centres jeunesse.Dans plusieurs régions, nous avons aussi fait des conférences de presse régionales. C’est à ce moment que nous avons dévoilé les chiffres du ministère concernant les délais de traitement pour chacune des régions du Québec.

Je suis fier de notre monde dans les centres jeunesse qui nous ont aidés à analyser le portrait de la situation des jeunes vulnérables. Que ce soit dans la région de Montréal, dans le Cœur-du-Québec, en Estrie, ou au Saguenay-Lac-Saint-Jean, nos syndicats ont fait un travail formidable pour rendre publique la situation régionale.

Avant la mise en place de la réforme Barrette, il existait un Conseil d’administration dans chaque Centre Jeunesse. Chaque mois, ce C.A. se rencontrait pour parler des orientations, du budget et des résolutions des problèmes les plus criants au niveau de la mission jeunesse.

Avec l’adoption du projet de loi 10, il n’y a plus de conseil d’administration à ce niveau. Maintenant, les centres jeunesse sont noyés dans un conseil d’administration qui se rencontre une fois par mois pour parler des orientations et des budgets de tous les services du méga-établissement. À l’intérieur de ces réunions, il est clair que les enjeux des centres jeunesse occupent peu de place.

Aujourd’hui, je vous parle des centres jeunesse, mais il est important de comprendre que la réforme Barrette affecte aussi les CLSC, les Centres de réadaptation, les CHSLD, les services externes des hôpitaux, les services de laboratoire et j’en passe.

Au cours des prochaines semaines, je vais faire le tour de plusieurs missions du système public de santé et de services sociaux pour démontrer comment ce gouvernement travaille à les démanteler.

Jeff Begley

Violence dans le réseau de la santé et des services sociaux

Source: FSSS-CSN

Le gouvernement doit appuyer le personnel et cesser les atteintes au réseau

Pour la FSSS-CSN, l’augmentation de la violence dans le réseau de la santé et des services sociaux témoigne des effets des mesures d’austérité imposées par les différents gouvernements. Afin de mieux protéger le personnel surchargé du réseau et de mieux répondre aux besoins de la population qui attend toujours plus longtemps pour obtenir des services, le gouvernement doit cesser les coupes massives et mettre en place des mesures concrètes pour lutter contre la violence.

Une agression de deux infirmières et d’une préposée aux bénéficiaires à l’Hôpital de Magog ramène la question de l’augmentation des cas de violence dans le réseau de la santé et des services sociaux au-devant de la scène. Le syndicat CSN qui représente l’ensemble du personnel de cet établissement suivait la situation de près depuis plusieurs mois et s’inquiétait de l’augmentation de la tension dans l’établissement.

« Les problèmes que nous vivons sont connus et ne font que s’accentuer. Pour réduire la violence dans le réseau de la santé et des services sociaux, il faut agir en amont. Il faut cesser de laisser le personnel livré à eux-mêmes et mettre en place des mesures pour réduire la tension montante dans le réseau », explique Mélissa Gaouette, vice-présidente régionale de la FSSS-CSN en Estrie.

Un réseau de la santé et des services sociaux de plus en plus sous pression

L’augmentation du temps d’attente pour obtenir des services, la surcharge de travail et des lacunes au niveau des mesures de sécurité sont autant de causes de cette augmentation de la violence dans le réseau de santé et des services sociaux. Pour la FSSS-CSN, cela témoigne du fait que le réseau et son personnel sont sous une pression croissante pour tenter de répondre aux besoins de la population, et ce, avec des moyens de plus en plus limités.

« Les compressions budgétaires des dernières années ont des effets de plus en plus importants. Cela a des effets sur la population, qui attend de plus en plus longtemps pour obtenir des services. Trop souvent, c’est le personnel du réseau qui paie le prix de ces décisions gouvernementales. Ce n’est pas le ministre Barrette qui vit l’insatisfaction de la population au quotidien. Ce n’est pas lui qui doit intervenir dans des cas de plus en plus complexes. Actuellement, le gouvernement abandonne le réseau, son personnel et les patientes et patients. Pendant ce temps, le gouvernement fait tout pour que ceux qui ont les moyens se tournent vers le privé. Il faut dès maintenant agir pour réduire les cas de violence dans le réseau de la santé et des services sociaux », lance Nadine Lambert, infirmière et vice-présidente de la FSSS-CSN.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Renseignements
Hubert Forcier, Conseiller à l’information, FSSS-CSN
514-209-3311